« Il faut sauver l’école de la république ! »
La loi de finances pour 2008 prévoit la suppression de 11 200 postes dans l'éducation nationale.
Dans une lettre adressée à Xavier Darcos, Ministre de l'Education Nationale, le député de l’Avesnois, Jean-Luc Pérat condamne fermement cette décision qui fait suite à 5 années de coupes budgétaires massives, de suppression de 30 000 postes d’enseignants, de réduction drastique des personnels de vie scolaire…
Ces suppressions signent de fait le renoncement du Président de la République aux promesses faites durant sa campagne de 2007, notamment la mise en place d’études dirigées dans les collèges et l’objectif affiché d’augmentation du taux de scolarisation des enfants en situation de handicap, ces deux mesures nécessitant une augmentation des professeurs et personnels d’encadrement plutôt que le contraire !
En réalité, la droite a une vision comptable de l’école de la République, qui fait du savoir un produit de consommation comme un autre et laisse donc l’école au marché.
Jean-Luc PERAT rappelle que si toutes les questions du système éducatif ne se résolvent pas seulement par des moyens, ils n’en demeurent pas moins le reflet de l’ambition que l’on se donne pour lui. Les socialistes portent l’ambition de l’école de la réussite de tous et exige que lui soient octroyés les moyens nécessaires à la réalisation de cette ambition.
Les parlementaires du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche souhaitent qu'un collectif budgétaire soit présenté pour que la rentrée 2008 se déroule dans de bonnes conditions. Les 15 milliards d'euros dilapidés en cadeaux fiscaux aux plus aisés durant l'été 2007 font aujourd'hui cruellement défaut.